Un seul médicament réellement "majeur" a été approuvé en 2011 par la Haute Autorité de santé (HAS), selon son rapport annuel d'activité, publié vendredi.
La HAS a examiné un peu plus de 200 dossiers d'inscription ou d'extension d'indication pour des médicaments l'an dernier.
Au final, sur l'ensemble des nouveaux dossiers d'inscription, un seul représente un progrès thérapeutique "majeur", l'anti-hémorragique Riastap (du groupe australo-américain CSL), un autre n'apporte qu'une amélioration modérée - deux, si l'on compte une demande d'extension d'indication accordée à un médicament déjà commercialisé.
Pour le gros du peloton de dossiers (197 ou 209, si l'on y inclut certaines demandes d'extension d'indication), la Haute autorité a conclu à l'"Absence d'amélioration du service médical rendu" (ASMR). Autrement dit, ces molécules n'apportaient aucun progrès thérapeutique par rapport à celles déjà sur le marché.
Ce constat s'inscrit dans une tendance de "panne" d'innovation à l'oeuvre depuis des années. Mais l'affaire du Mediator qui a, une fois de plus, pointé les failles du système d'évaluation, a aussi changé la donne en rendant les règles d'obtention du remboursement plus strictes (les molécules innovantes se voyant accorder un prix et un remboursement élevé).
Le Riastap est considéré, ainsi que son équivalent le Clottafact (du groupe français LFB), autorisé en France en 2009, comme apportant un progrès thérapeutique majeur. Tous deux sont à usage hospitalier.